Matériel
- Kit SMP
- Pièce à main
- Séquenceur PA
- Plan et réglette de Fox
- Pied à coulisse
- Bouilloire
- Plaque de verre
- Spatule à élastomère
- Bloc à spatuler
- Ruban adhésif
- Chalumeau
- Plaque de stent’s
- Cire Aluwax®
- Couteau à cire
- Bistouri à lame 11
- Pâte ZOE (Impression Paste® SS White) (2 tubes pâte/pâte)
- Vaseline
- Plâtre à prise rapide Snow White®
- Bol & spatule à plâtre
- Arc facial & articulateur Quick Master® FAG réglé à 40° de pente condylienne et 15° d’angle de Bennett
- Acétone
- Chlorhexidine
- Teintier Vivodent® PE
Étapes pré-cliniques
Vérifier le travail livré par le laboratoire (intégrité des modèles secondaires, bases d’occlusion correctement réalisées) puis dégraisser et décontaminer les bases d’occlusion (acétone, chlorhexidine).





Étapes cliniques
Transfert du modèle maxillaire sur articulateur
Installer le patient en position orthostatique, tête droite appuyée sur la têtière, regard vers l’horizon, jambes décroisées, protégé par un champ opératoire.
Vérifier et ajuster la stabilité de la base d’occlusion en bouche par contrôle visuel d’éventuelles sous-extensions. À ce stade il existe rarement des surextensions.
Si la base d’occlusion maxillaire n’est toujours pas stable en bouche, réaliser un rebasage hors bouche avec une pâte ZOE (Impression Paste®) :
- Vaseliner impérativement l’extrados du modèle secondaire ;
- Étaler 1 trait de base et 1 trait de catalyseur (ratio 1:1) sur un bloc à spatuler papier scotché sur le plan de travail et spatuler vigoureusement pour obtenir un mélange homogène ;
- Enduire l’intrados de la base d’occlusion, puis maintenir sous pression sur le modèle jusqu’à prise complète ;
- Désinsérer délicatement sans désolidariser le bourrelet en Stent’s® et sans détériorer le modèle secondaire, puis rincer.

Régler le secteur antérieur du bourrelet d’occlusion maxillaire :
- Critère phonétique : La prononciation des phonèmes « fe / ve » doit assurer un faible contact entre le bourrelet d’occlusion et la lèvre inférieure.
- Critère esthétique : Le bourrelet d’occlusion doit soutenir harmonieusement la lèvre supérieure, et plus ou moins la dépasser selon le sexe et l’âge (cf. schéma ci-dessous). Il ne doit provoquer ni une surtension de l’orbiculaire des lèvres, ni une bascule trop en avant des téguments.

Régler les secteurs postérieurs du bourrelet d’occlusion maxillaire :
- Dans le plan frontal, le plan d’occlusion doit être parallèle à la ligne bipupillaire.
- Dans le plan sagittal, le plan d’occlusion doit être parallèle au plan de Camper. Celui-ci passe par le point subnasal et les tragus, et est perpendiculaire à l’axe de symétrie du visage).






Marquer le centre inter-incisif (au centre du visage, dans l’alignement du philtrum), les pointes canines (tangentes aux ailes du nez) et la ligne du sourire directement sur le bourrelet en Stent’s.


Enregistrer la position du maxillaire par rapport au reste du massif crânio-facial à l’aide de l’arc facial, puis transférer le modèle maxillaire sur l’articulateur au plâtre à prise rapide Snow White®.









Détermination de la dimension verticale d’occlusion
Marquer un repère sur le nez et le menton du patient.
Test de respiration : Le patient prend une grande inspiration puis expire. En fin d’expiration lorsqu’il souffle le plus fin filet d’air possible, mesurer la dimension verticale de repos (D.V.R.) à l’aide du pied à coulisse.
Test de déglutition de Smith : Placer une goutte d’eau sous la langue du patient qu’il n’avale pas durant 2 min, et mesurer l’écart entre les 2 points pour obtenir la D.V.R. Faire avaler la goutte d’eau pour obtenir l’occlusion et mesurer l’écart entre les 2 points pour obtenir la dimension verticale d’occlusion (D.V.O.). Mesurer à nouveau immédiatement après pour retrouver la D.V.R.
D.V.O. (à calculer) = D.V.R. (à déterminer) – E.L.I. (2-3 mm)


Procéder au réglage du bourrelet d’occlusion mandibulaire. La hauteur, volontairement surévaluée par le prothésiste, est progressivement diminuée jusqu’à obtenir les critères suivants :
- Téguments détendus, visage non figé et absence de sensation de « bouche pleine » ;
- Absence de béance labiale et présence d’un contact labio-labial non forcé au repos ;
- Bonne prononciation des phonèmes courants ;
- Contact plan/plan entre les deux bourrelets ;
- Déglutition facile et efficace ;
- Le patient doit pouvoir passer la pointe de la langue vers le fond de vestibule sans effort.



Enregistrement de la relation intermaxillaire
Réaliser des méplats de 1 mm de profondeur sur le bourrelet d’occlusion mandibulaire en regard des encoches maxillaires. Puis appliquer une double épaisseur de 2 mm de cire Aluwax® dans les méplats.




Guider la mandibule du patient en relation centrée (guider le menton avec les pouces pour que les condyles remontent dans leur position la plus haute et la plus en avant de contact condylo-disco-temporal) et enregistrer la RIM après avoir réchauffé la surface de la cire Aluwax®.

Transférer le modèle mandibulaire sur l’articulateur.



Choix de la forme et de la teinte des dents prothétiques
Le choix de la forme des dents peut se baser sur des données pré-extractionnelles comme des modèles en plâtre antérieurs, d’anciennes photographies du patient ou même les dents extraites conservées. De multiples informations peuvent être transmises au prothésiste.
- En vue frontale, la forme du visage inversé correspond à celle de l’incisive centrale maxillaire ;
- En vue sagittale, la convexité du profil du patient informe sur le bombé des faces vestibulaires ;
- Chez le sexe féminin les dents sont plutôt ovoïdes, avec des angles arrondis, alors que chez l’homme les formes sont plus anguleuses ;
- La largeur du nez correspond à quatre fois celle de l’incisive centrale maxillaire, qui elle-même équivaut à la largeur de l’incisive latérale maxillaire additionnée de la moitié de la largeur de la canine maxillaire.
- Le type morphologique informe sur la hauteur des dents antérieures (voir schéma) ;

Le choix de teinte de dents artificielles s’effectue à la lumière du jour et doit respecter certains critères.
- La teinte est plus claire chez la femme ;
- La saturation et les défauts de surface s’accentuent avec l’âge ;
- La translucidité est accentuée chez un patient aux yeux clairs et/ou aux cheveux blonds ;
- La teinte tend vers le jaune si la peau est plus sombre ;


Compléter la fiche laboratoire (réalisation des maquettes en cire) et déposer le travail au bureau des entrées avec le duplicata jaune du devis définitif.
Remarques
- Cotation : CN
Références
- Pompignoli M, Raux D, Doukhan J-Y. Chapitre VI: Rapport intermaxillaire. In: Prothèse complète: clinique et laboratoire, 5è édition revue et mise à jour. Editions CdP; 2017. p. 129‑72.
- Hüe O, Berteretche M-V. Chapitre XI: L’occlusion. In: Prothèse complète: Réalité clinique, solutions thérapeutiques. Quintessence International; 2003. p. 95‑110.
- Hüe O, Berteretche M-V. Chapitre XII: Les articulateurs. In: Prothèse complète: Réalité clinique, solutions thérapeutiques. Quintessence International; 2003. p. 111‑22.
- Lejoyeux J. Mise en articulateur des modèles maxillaires et mandibulaires. In: Prothèse complète, quatrième édition, tome 2 : diagnostic & traitement. Maloine S.A. Éditeur; 1985. p. 153‑278.
- Thouati A, Deveaux E, Iost A, Behin P. Dimensional stability of seven elastomeric impression materials immersed in disinfectants. J Prosthet Dent. juill 1996;76(1):8‑14.
- Boudouaia N, Kagoro FKG, Shuumbwa P-O. La détermination de la dimension verticale d’occlusion en prothèse adjointe totale. [Tlemcen, Algérie]: Université Abou Bekr Belkaid Tlemcen; 2018.